dimarts, 1 de desembre de 2015

La memòria, el record, la vida (Marcel Proust 5. Les habitacions-3)


Les habitacions són una evocació metafòrica de la vida i de la mort. L’inici de l’habitació-niu representen l’estat prenatal del personatge, l’inici de la vida. Ell s’hi troba bé, tot és dolç, confortable, agradable. Els seus pensaments també. L’herós comença el seu camí en aquest món i sembla suportar-ho prou bé en les habitacions següents. El transcurs de la vida fa, però que el personatge hagi de passar a l’altra habitació, l’habitació angulosa, geomètrica, hostil, dura. L’habitació-vida i l’habitació-mort. L’experiència és traumatitzant. Només el costum, l’hàbit, la tradició, allò que és l’espai interior de l’habitació i del personatge -l'habitude ! aménageuse habile- pot permetre que l’esperit s’amolli i s’adapti: car sans l'habitude et réduit à ses seuls moyens il serait impuissant à nous rendre un logis habitable.

Més endavant, ja amb la visió ampliada de Combray, el protagonista recorda les habitacions de la seva tia Léonie. Aquelles habitacions que emanen tota mena de flaires i olors. Un paisatge olfactiu que, mitjançant la metàfora i la comparació, estableix un paral·lelisme descriptiu de totes les característiques d’un poble, d’una vila com Combray:

C'étaient de ces chambres de province qui…/… nous enchantent des mille odeurs qu'y dégagent les vertus, la sagesse, les habitudes, toute une vie secrète, invisible, surabondante et morale que l'atmosphère y tient en suspens ; odeurs naturelles encore, certes, et couleur du temps comme celles de la campagne voisine, mais déjà casanières, humaines et renfermées, gelée exquise industrieuse et limpide de tous les fruits de l'année qui ont quitté le verger pour l'armoire ; saisonnières, mais mobilières et domestiques, corrigeant le piquant de la gelée blanche par la douceur du pain chaud, oisives et ponctuelles comme une horloge de village, flâneuses et rangées, insoucieuses et prévoyantes, lingères, matinales, dévotes, heureuses d'une paix qui n'apporte qu'un surcroît d'anxiété et d'un prosaïsme qui sert de grand réservoir de poésie à celui qui la traverse sans y avoir vécu…/…

…/… et qui badigeonnait toute la chambre d'une odeur de suie…/…

…/… et le feu cuisant comme une pâte les appétissantes odeurs dont l'air de la chambre était tout grumeleux et qu'avait déjà fait travailler et " lever " la fraîcheur humide et ensoleillée du matin, il les feuilletait, les dorait, les godait, les boursouflait, en faisant un invisible et palpable gâteau provincial, un immense "chausson" où, à peine goûtés les arômes plus croustillants, plus fins, plus réputés, mais plus secs aussi du placard, de la commode, du papier à ramages, je revenais toujours avec une convoitise inavouée m'engluer dans l'odeur médiane, poisseuse, fade, indigeste et fruitée du couvre-lit à fleurs.

L’herós recorda com gaudia de tot allò. Com, de manera figurada, ho engolia tot.

L'air y était saturé de la fine fleur d'un silence si nourricier, si succulent que je ne m'y avançais qu'avec une sorte de gourmandise, surtout par ces premiers matins encore froids de la semaine de Pâques où je le goûtais mieux parce que je venais seulement d'arriver à Combray.

Un univers –el de les habitacions- que el narrador reforça mitjançant l’episodi de la llanterna màgica. Podem copsar la importància que l’hàbit i el costum  tenen per al nostre personatge.

Els efectes de llum que produeix no fan més que canviar els objectes que coneix i als quals el personatge està habituat. El costum, l’adaptació, que és l’única forma que ha trobat l’esperit per habituar-se a l’habitació (per poder viure en un món hostil) ara es difumina fins a desaparèixer. L’herós i el seu esperit es troben, doncs, perduts enmig d’un món –ara- desconegut:

…de me donner une lanterne magique…/… Mais ma tristesse n’en était qu’accrue, parce que rien que le changement d’éclairage détruisait l’habitude que j’avais de ma chambre et grâce à quoi, sauf le supplice du coucher, elle m’était devenue supportable.

El jo i l’habitació-món, que eren un element unit i indissoluble, es trenquen en dos fragments. L’anestèsia adormidora de pensaments desapareix i aquests –trists i desoladors- envaeixen de nou el seu esperit:

Mais je ne peux dire quel malaise me causait pourtant cette intrusion du mystère et de la beauté dans une chambre que j’avais fini par remplir de mon moi au point de ne pas faire plus attention à elle qu’à lui-même. L’influence anesthésiante de l’habitude ayant cessé, je me mettais à penser, à sentir, choses si tristes.

Ha de tornar a cercar la seguretat del niu, la seguretat –la pau i el consol- de la mare. L’absoluta necessitat del bes maternal de bona nit. Un amor sublim, gairebé místic, que arriba a establir una comparació entre la necessitat que ell té del bes de la mare amb el que significa per a un cristià el fet de combregar:

…quand elle avait penché vers mon lit sa figure aimante, et me l’avait tendue comme une hostie pour une communion de paix où mes lèvres puiseraient sa présence réelle et le pouvoir de m’endormir.

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