dissabte, 30 de desembre de 2017

Crhétien de Troyes (2.- Les maneres d'entendre l'amor)

Podem veure diferents maneres d’entendre l’amor en les citacions següents, tot començant pel més pròxim a l’amor cortès, en les paraules de la comtessa Maria de Champagne pronunciades el 1174 (Chrétien de Troyes va escriure a instància seva el seu “El Cavaller de la Carreta”. Aquestes paraules es poden trobar dins del pròleg a Cligès ou la Fausse Morte. Chrétien de Troyes. Romans de la Table Ronde (pàg. 92), Gallimard, 1970. Saint-Amand (Cher).
Par la teneur des présentes, nous disons et nous soutenons que l'amour ne peut étendre ses droits entre mari et femme. Les amants s'accordent toutes choses réciproquement et gratuitement sans aucune obligation de nécessité tandis que les époux sont tenus par devoir à toutes les volontés l'un de l'autre. Que ce jugement que nous prononçons avec une extrême maturité, après avoir ouï plusieurs dames, ait à passer pour vérité constante et irréfragable.
També tenim el final de Cligès ou la Fausse Morte. Chrétien de Troyes. Romans de la Table Ronde (pàg. 146), Gallimard, 1970. Saint-Amand (Cher).

De son amie Cligès a fait sa femme, mais il l’appelle maîtresse et dame, car à ceci elle ne perd rien. Il l’aime comme son amie. Elle l’aime pour sa part comme on doit aimer son amant, et chaque jour croît leur amour. Jamais Cligès ne manqua de confiance en elle ni ne la querella pour nulle chose. Jamais Fénice ne fut enclose comme ont depuis été tenues celles qui vinrent après elle…/… Pour ceux-ci ni risque ni crainte qu’Amour les tienne dans ses liens!
O els versos de Lancelot a Le Chevalier de la Charrette ou le roman de Lancelot, Chrétien de Troyes (versos 350-353). Librairie Genérale Française, París 1992.

Et li chevaliers dit au nain:
“Nains, fet il, por Deu, car me di
se tu as veü par ici
passer ma dame la reïne”

Finalment, al Tristany i Isolda (Tristan et Yseut. Les “Tristan” en vers (versos 3249-3260), Garnier, París 1974.), un sentit de l’amor, aquest, que va molt lligat a la mort com a darrera resposta a una separació i, potser, en certa manera, a la superació de la soledat que imposa l’allunyament.

Vie vou oüse, amis, rendue,
E parlé dulcement a vos
De l’amur qu’ad esté entre nos.
Plainte oüse la mei aventure,
Nostre joie, nostre emveisure,
La paine et le grant dolur
Que ad esté en nostre amur,
E oüsse iço recordé,
E vos baisié e acolé.
Si jo ne poïsse vos guarir, 
Que ensemble poissum dunc murrir!

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